Poème sur Casabianca : The Boy Stood on the Burning Deck

poème : The Boy Stood on the Burning Deck
de Felicia Dorothea Browne Hemans

Lors de la bataille navale d’Aboukir du 1er août 1798, où l’amiral Horatio Nelson détruit la flotte française dans la baie d’Aboukir, Casabianca se bat avec héroïsme jusqu’à la mort. Au cours de cette bataille, il ordonne à Giocante, son fils de 12 ans qui l’accompagnait, de demeurer à un endroit du bateau jusqu’à ce qu’il l’appelle. Alors que le vaisseau est en feu, le garçon, qui ignore la mort de son père, refuse de quitter son poste sans son ordre. L’incendie atteint la poudrière ; l’explosion tue l’enfant ainsi qu’une grande partie de l’équipage.

Aboukir[1]

“The flames roll’d on…he would not go Without his father’s word; That father, faint in death below, His voice no longer heard.

He call’d aloud…”Say, father, say If yet my task is done!” He knew not that the chieftain lay Unconscious of his son.

“Speak, father!” once again he cried “If I may yet be gone!” And but the booming shots replied, And fast the flames roll’d on.

Upon his brow he felt their breath, And in his waving hair, And looked from that lone post of death, In still yet brave despair;

And shouted but one more aloud, “My father, must I stay?” While o’er him fast, through sail and shroud The wreathing fires made way,

They wrapt the ship in splendour wild, They caught the flag on high, And stream’d above the gallant child, Like banners in the sky.

There came a burst of thunder sound… The boy-oh! where was he? Ask of the winds that far around With fragments strewed the sea.

With mast, and helm, and pennon fair, That well had borne their part; But the noblest thing which perished there Was that young faithful heart”.

Felicia Dorothea Hemans.

 Traduction :

Cette traduction n’est pas une traduction littérale scrupuleuse et a pour but une compréhension globale du texte.

Le garçon se tenait sur le pont brûlant

D’où tous sauf lui s’étaient sauvés;

La flamme qui avait allumé l’épave de la bataille

Brilla autour de lui par dessus les morts.

Déjà beau et brillant il se tenait là,

Comme né pour régner sur la tempête;

Une créature d’un sang héroïque,

Fier, bien que sous une forme enfantine.

Les flammes descendirent, il ne pouvait partir

Sans l’ordre de son père.

Ce père, succombé dans un cri,

Dont la voix ne serait plus jamais entendue.

Il appela très fort-« Dis-moi, père, dis-moi

Si j’ai accompli ma tâche. »

Il ne savait pas que le capitaine

N’avait plus conscience de son fils.

«Père, dis-moi» cria-t-il encore

«si, maintenant, je peux partir !»

mais seuls répondirent les explosions,

et les flammes rapidement s’approchaient

son front en sentait le souffle brûlant

ondulant dans ses cheveux

et son regard, depuis ce mortel observatoire solitaire,

brillait encore de courage désespéré

et il cria cette fois plus fort encore

«Mon père, dois-je rester ?»

tandis que vers lui, à travers voiles et haubans

se ruaient les tourbillons de feu

il enveloppèrent le vaisseau de leur sauvage splendeur

s’emparèrent du pavillon resté haut

et flottèrent au-dessus de l’intrépide enfant

comme autant de bannières dans les cieux

ici explosa un grondement de tonnerre

Oh le garçon – où était-il ?

demandez le aux vents qui très loin

jonchèrent la mer de débris

de mât, bordé et pavois

qui avaient rempli leur part

mais la plus noble chose qui périt ici

fut ce jeune coeur fidèle